Espace de cultures proches • 21 rue Albert Camus • 24660 Coulounieix-Chamiers
Situé au rez-de-chaussée du bâtiment D de la Cité HLM Jacqueline Auriol, le Cockpit est un lieu culturel de proximité et un atelier pour les artistes en résidence dans le cadre du programme Cultures Proches. Expositions, concerts, projections, repas, apéro, barbecue y sont organisés régulièrement. Ce lieu est devenu un espace de vie sociale et de rencontre pour les personnes du quartier et d’ailleurs.
Le Cockpit est repéré comme lieu d’accueil d’auteur.rices émergeant et fait l’objet depuis 2025 d’une convention avec la DRAC Nouvelle-Aquitaine et d’un soutien de l’Université Bordeaux-Montaigne associée à l’Agence culturelle départementale Dordogne-Périgord.
Février 2026 au Cockpit
Alors que l’exposition « Périgueux d’après nature » prend fin à la Visitation avant de s’en aller à Paris, la nouvelle résidence Cultures Proches commence avec Marion Renauld, Joël Thépault, Kamel Maad et Marc Pichelin. Le quartier est toujours en chantier et les abords du Cockpit deviennent périlleux : les trous creusés pour les jardins sont vite remplis par les pluies diluviennes qui tombent dans la région et les enfants, privés d’aire et de terrain de foot, en profitent pour inventer de nouveaux jeux aquatiques.
Les ateliers du Cockpit s’enchaînent et sont fortement suivis : cuisine avec Patricia (atelier compote), couture avec Maya (patchwork) et dessin avec notre stagiaire Claire. Les générations s’y entremêlent dans une chaude ambiance.
Joël et Marc anticipent les prochains jardins devant le Cockpit en commençant à préparer les futures plantations : plusieurs habitants s’associent à l’opération semis et le local à côté, la future Cambuse, sert de pépinière pour abriter les plants comme Marion le raconte si bien dans son nouveau poème.
Kamel lance les prémices d’un futur atelier vidéo à destination des enfants du quartier : une équipe de jeunes reporters s’initie aux interviews et découvrent ce qu’on peut faire avec caméra et micro. L’ambition est qu’ils deviennent les yeux et les oreilles du quartier en le montrant à leur manière.
Un autre qui regarde le quartier avec son point de vue unique est Yann, alias Jeanga le photographe. Une nouvelle rubrique du site lui est dédiée : elle sera régulièrement mise à jour avec de nouvelles photos.
Autre nouveauté du site, l’arrivée des CD’s avec une première série de cartes-postales sonores déjà disponibles dans la page de la boutique – on y trouve également le tout nouveau Ratiche en exclusivité avant sa sortie librairie en avril. Le site s’enrichit également d’une nouvelle rubrique consacrée aux archives de la Compagnie.
Malgré la destruction du regretté Préau, la semaine de résidence se termine en beauté avec un barbecue pour tous accompagné du fameux couscous de Khadra en l’honneur du ramadan qui vient de commencer.
Le poème de février : Cockpit, Cambuse et Compagnie - Marion Renauld
Un résumé
Création continue.
Le Cockpit est en train de devenir un lieu investi par les habitants et habitantes. On y coud, on y tricote, on partage la compote. Claire et les deux
Patricia proposent, fabriquent, invitent. On passe boire un café, feuilleter les livres, regarder les expo. On ajoute peu à peu des trésors au Tableau Vivant démarré en mai dernier. Joël y fait sortir des branches du mur, les arbres traversent tandis que d’autres, dehors, sont à nouveau en sursis par suite d’une annonce surprise du chef du chef des paysagistes. Eux viennent aussi pour une tranche du gâteau de la maman d’Ivan. On y est à l’abri quand la pluie tombe. Elle est pas mal tombée cette semaine.
Pendant les éclaircies, Ivan et Yvan jouent sur les nouveaux tas de sable qui vont servir à recouvrir l’ancienne castine derrière, sur le tarmac. Ils sortent leurs bateaux pour flotter dans les flaques, construiront un pont de bambous et noisetiers où pourront stationner un camion de pompiers et une dizaine d’autos. Kamel a eu l’idée d’installer une caméra sur la voiture téléguidée d’Ivan, la bande est à hauteur de chiens. En parallèle il a lancé les deux sœurs, Maélis et Anastasia, pour des reportages au pied levé, son et vidéo, questions improvisées, images visionnées et montées ensemble.
Pendant ce temps, Joël court partout. Au jardin 62, à Emmaüs, faire quelques courses, vider les composts du quartier, retourner les parterres qui se situent devant, les amender avec le compost, récupérer des morceaux de béton du préau qui vient d’être détruit, en choisir un, le percer, le suspendre à une branche du Tableau Vivant. Et enterrer un hérisson, trier les graines, surélever les pots de semis, mélanger du terreau au reste du compost, fixer au mur un petit porte-manteau en métal jaune qui ressemble à Jacques avec sa grosse moustache.
De l’autre côté du passage, la Cambuse devient peu à peu un second lieu à investir. On y stocke du matériel, des meubles, du bois, les tranches de cèdre qui servent de tables, le brancard arrangé qui sert de desserte et des ustensiles pour la future cuisine. Derrière les vitres donnant sur le tarmac, on dispose les semis qu’on commence avec Jacques et Christine. Plus tard Gilbert viendra les arroser. On dirait que c’est déjà plein. Et qu’on cultive avant de manger ce qu’on saura bien savourer.
Dans le passage qui est la galerie Zigzag, on aura décollé les affiches abîmées de la Garden Party pour les remplacer par des étiquettes Fragile ne
pas brusquer rapportées par Joël. On est longtemps dans ce tunnel venteux, pointillés reliant les deux espaces, rêvant de portes latérales. Parfois on y danse. On chante. On rigole. On y frappe des poèmes à la machine à écrire. On ne cesse de se rencontrer.
Cockpit, Cambuse et Compagnie.
Et chantier permanent, chamaille conceptueuse.
Ce furent des averses et des trouées, la menace d’une tempête et puis la nuit du Doute, le début du Ramadan. Plus loin ce furent les événements
de Lyon, la minute de silence à l’Assemblée Nationale pour la mort d’une graine de fascisme et les Jeux Olympiques d’hiver avec des victoires bien
françaises. On s’élève et on chute. On recule, on avance. Comme David, on a des chaussures pleines de boue et des désirs de ferme. À la fin on aura fait un barbecue et Khadra un couscous qui sature le Cockpit, seul refuge éclairé. On a besoin de s’agrandir, on souhaite être à la manœuvre, entière et cordiale. Et malgré les baisses de subventions, la frilosité politique jusqu’à la crispation sociale, on continue à croire, à faire croire, à montrer que l’art ici permet une bonne compagnie.
À fleur de ciel et d’eau, on devient des terristrions.
Yan me dictera de la poésie brute, Ivan récitera encore une fois le Poème pour un pépin : paix ! pain ! Anastasia frappera elle-même le sien tandis que Jérémyo me demandera de le frapper pour lui. Hugues et Phœbee parcourront les pages au fur et à mesure, Laurent lira, Gilbert Maya Khadra toujours. Youri, avec son projet agriculturel en tête, dira qu’il a fait ça aussi, écrire ce que les gens racontent, mais de façon cachée. Là c’est à découvert,
chacun à sa manière navigue avec ses mots dans l’écume des autres.
Création continue.
Marion Renauld
Le quartier en chantier
Photos : Marc Pichelin, Kamel Maad, Joël Thépault
Vidéo : Marc Pichelin
Les ateliers du Cockpit
Photos : Marc Pichelin
Vidéo : Marc Pichelin
Photos : Jeanga
Les jeunes reporters
Photos : Kamel Maad
Vidéo : Kamel Maad
Retrouver ici les interviews et reportages réalisés par l’équipe des jeunes reporters.
La pépinière de la Cambuse
Photos : Marc Pichelin
Vidéo : Les Jeunes Reporters
Photos : Jeanga
Soirée repas au Cockpit
Photos : Marc Pichelin, Kamel Maad
Destruction du Préau
Un pan de l’histoire de l’histoire de la Cité Jacqueline Auriol et de la présence de la Cie Ouïe/Dire s’achève… Le préau aura abrité de bien belles histoires.
Photos : Jeanga, Marc Pichelin, Joël Thépault • Dessin : Joël Thépault
Janvier 2026 au Cockpit
Au milieu des travaux qui ont repris de plus belle, l’installation Garden Party de décembre résiste vaillamment.
Au Cockpit les rencontres et ateliers se poursuivent.
Placid, Marion Renauld, Joël Thépault passent une semaine de résidence impromptue avec Marc Pichelin.
Au Cockpit
Photos : Marc Pichelin
Le poème de janvier : être émue.e.s et comprendre - Marion Renauld
Ça s'est passé au Cockpit...
2025
Décembre
Après la présentation du journal Hectares #4 par Manon Veaux, Marc Pichelin et Manon Alban au Festival du Livre Gourmand de Périgueux et le vernissage de l’exposition de Placid « Périgueux d’après nature » accompagnant la sortie du livre éponyme en novembre, la première semaine de décembre a été consacrée prioritairement à la finalisation du projet « Garden Party » avec en point d’orgue le vernissage du 5 décembre.
Joël Thépault, Marion Renauld, Kamel Maad et Marc Pichelin ont travaillé sur la construction de l’installation, la sortie du livre, la performance donnée en début du vernissage.
Patricia, Khadra, Christine et d’autres habitants, avec la participation de l’association Le Chemin, ont organisé la soupe et le barbecue qui ont accompagné cette soirée très réussie.
Au Cockpit
Photos : Marc Pichelin
Galerie ZigZag
Photos : Marc Pichelin
Le poème de décembre : Les terriens du tout - Marion Renauld
Septembre
Le temps fort fut le vernissage de Portraits Nomades avec l’exposition et la sortie du livre de Troubs et Marc Pichelin. Les résidants et les responsables sont venus en nombre.
Joël Thépault, Marion Renauld et Kamel Maad ont travaillé sur la future exposition « Garden Party » prévue en décembre.
Manon Veaux, Marc Pichelin et Manon Alban ont lancé la résidence Hectares en partenariat avec le Lycée Agricole du Périgord.